Le 21 mars 1804.

Désireux d’établir une certaine stabilité en France, Napoléon Bonaparte s’attèle au retour de la campagne d’Italie à la réglementation de la vie civile, jusque-là régie par la coutume.
La Révolution française avait fait plusieurs tentatives en ce sens mais sans jamais pouvoir aboutir.
Le Code civil des Français ou Code Napoléon, promulgué le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII), regroupe ainsi les lois relatives au droit civil français qui déterminent le statut des personnes (I), celui des biens (II) et celui des relations entre les personnes (III) privées.
Avec le Code Civil, la loi émane désormais des législateurs, les juges n’ayant qu’à l’appliquer.
La loi régit tous les rapports sociaux, y compris le droit de la famille, indépendamment de toute considération morale, religieuse ou politique.

Le 20 mars 1800.

Dans une lettre adressée le 20 mars 1800 à la Société Royale des Sciences (Londres), Alexandre Volta (1745-1827) expose le fonctionnement d’une pile électrique. Sa découverte, aussi appelée «pile voltaïque», inaugure la révolution de l’électricité, après celle de la vapeur. Professeur de physique à Côme, en Lombardie, le savant italien va très vite attirer l’attention de Napoléon Bonaparte.
Le Premier Consul, qui a créé la République cisalpine dans le fil de sa campagne d’Italie, est en effet passionné par les sciences et les mathématiques.
Saisi d’admiration pour le savant, il le décore et, plus tard, l’élève à la dignité de comte d’Empire puis de sénateur.

Le 19 mars 1946.

La Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, et la Réunion deviennent des départements d’outre-mer sur un vote à l’unanimité de l’Assemblée nationale française.
Les quatre vieilles colonies ont obtenu cette promotion grâce à l’effort conjoint de leurs députés, Léon Lepervanche et Raymond Vergès (La Réunion), Gaston Monnerville (Guyane), Eberré (Guadeloupe), Bissel et Césaire (Martinique), Aimé Césaire étant le rapporteur de la loi.

Le 18 mars 1871.

Une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre.
Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.
C’est l’amorce de la «Commune».
Maîtres malgré eux de la capitale, les révolutionnaires et militants socialistes vont offrir à la bourgeoisie républicaine l’occasion de se débarrasser une fois pour toutes de la «question sociale».
Il en coûtera 20 000 victimes.
La Commune de Paris est une période insurrectionnelle de l’histoire de Paris qui dura un peu plus de deux mois, du 18 mars 1871 à la « Semaine sanglante » du 21 au 28 mai 1871.