La Chambre des députés vote la loi Marthe Richard, du nom de son inspiratrice.
Elle impose dans toute la France la fermeture des « maisons closes » (bordels ou maisons de passe).
La face cachée de la bourgeoisie balzacienne disparaît pour toujours.
Le 12 avril 1965.
Foule en délire à Loconville, petit village de l’Oise, pour le mariage de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan.
Au moment de célébrer leurs noces, les deux artistes formaient le couple superstar des yé-yé.
Le 11 avril 1865.
Brevet pour l’invention d’un procédé de conservation des vins du 11 avril 1865.
Manuscrit de la main de Louis Pasteur.
« J’ai reconnu que les maladies ou altérations spontanées des vins sont produites par des êtres microscopiques, dont les germes existent dans le vin avant qu’il devienne malade. Le vin ne s’altère pas si ces germes sont tués. Un moyeu simple et pratique de faire périr ces germes consiste à porter le vin à une température comprise entre 60 et 100°. Je déclare prendre un brevet d’invention pour l’application de ce procédé. Il empêche toutes les fermentations irrégulières des vins, quelle que soit leur nature sans altérer la qualité du vin. »
Cela fait près de 150 ans qu’un certain nombre d’aliments qu’on consomme quotidiennement bénéficient de la pasteurisation. Ce procédé consiste à détruire les germes et micro-organismes, potentiellement pathogènes, par chauffage à une température idoine mais sans jamais atteindre l’ébullition. Ce traitement est ensuite suivi d’un refroidissement brusque.
Une invention qui permet de conserver sainement les aliments.
Le 10 avril 1954.
L’Assemblée Nationale vote la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Cet impôt sur la consommation va très vite s’imposer en France et aussi dans le reste du monde, à l’exception notable des États-Unis.
La TVA vient en remplacement des anciens impôts indirects sur la consommation avec une différence proprement révolutionnaire qui fait le génie de son concepteur (Maurice Lauré, 37 ans, inspecteur des finances) :
– l’entrepreneur ne se contente plus de déclarer et payer une taxe sur son chiffre d’affaire (ses ventes),
– il déclare aussi le montant de ses achats et se fait rembourser par le service des impôts les taxes qui pèsent sur ceux-ci.
Ses taxes ne pèsent en définitive que sur la différence entre ses ventes et ses achats
(la « valeur ajoutée »)
Ainsi, l’imposition globale d’une marchandise ne varie pas quel que soit le nombre d’entreprises qui l’ont manipulée et c’est le consommateur final qui la paie toute entière.
Simple et cohérent.
